Au Cameroun, le renseignement semble avoir découvert une mission supplémentaire : se renseigner sur lui-même. Selon Jeune Afrique, les rivalités entre clans autour de Paul Biya ont gagné les services chargés de surveiller les menaces, avec une DGRE présentée comme fragilisée. Voilà qui donne au mot « renseignement » une définition presque administrative : beaucoup d’informations circulent, mais personne ne semble vouloir confirmer qui les détient.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Le dossier est d’autant plus sensible que les prises de parole d’anciens responsables alimentent les accusations contre certains membres du sérail. L’ancien officier Kenneth Romuald Effoudou a formulé de graves accusations depuis son exil. Elles restent des allégations et doivent être distinguées des faits judiciairement établis.
Pendant ce temps, la succession continue de planer sur le système comme une réunion dont personne n’ose annoncer l’ordre du jour. Les clans se regardent, les informations s’entrechoquent et les services de sécurité se retrouvent au centre d’une bataille d’influence qu’ils sont censés prévenir.
Ironie du scénario : dans un État où le renseignement devrait permettre au pouvoir de voir venir les crises, la crise semble consister à savoir qui renseigne qui. Si cette fragmentation se confirme, le problème dépasse les querelles de personnes : elle pose la question de la coordination, de la fiabilité des informations transmises au sommet et de la solidité institutionnelle des services de sécurité.
Syste F./La rédaction






Discussion about this post