À Johannesburg, l’horreur ne prend plus rendez-vous. Depuis juillet, au moins huit corps de femmes ont été retrouvés dans la région d’Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg. Plusieurs victimes présentaient des signes de violence, et certaines avaient été retrouvées partiellement dévêtues. La police enquête sur d’éventuels liens entre les affaires, sans confirmer l’existence d’un tueur en série.
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Le décès d’Elizabeth Moselakgomo, retrouvée après avoir disparu lors d’un jogging, a particulièrement bouleversé les communautés de coureuses. Des rassemblements ont été organisés pour honorer les victimes et réclamer davantage de sécurité dans les espaces publics.
Voilà donc un pays où faire du sport peut désormais devenir une enquête criminelle avant même le retour à la maison. La police appelle à la vigilance, notamment dans les zones isolées, tandis qu’une équipe multidisciplinaire a été constituée pour rechercher les responsables.
Le président Cyril Ramaphosa a demandé que ces dossiers soient prioritaires et promis que toutes les pistes seraient examinées. Mais les déclarations officielles ne suffiront pas à calmer durablement la peur. Le gouvernement avait déjà qualifié les violences faites aux femmes et les féminicides de crise nationale. La répétition des drames pose désormais une question brutale : combien de victimes faudra-t-il encore avant que la sécurité cesse d’être une promesse et devienne une réalité ? Les slogans changent, les alertes s’empilent, mais les cercueils continuent d’arriver encore.
Amina T./La rédaction






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