À Washington, la diplomatie africaine version Donald Trump ressemble à une pièce de théâtre où plusieurs acteurs tiennent le même scénario, sans savoir qui doit parler en premier. Au centre de la scène : Massad Boulos, conseiller principal du président, devenu de fait l’un des visages de la politique américaine sur le continent, et Frank Garcia, récemment installé à la tête du bureau Afrique du département d’État.
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Le problème n’est pas seulement le casting. C’est la répartition des rôles. Boulos s’occupe surtout des questions de paix et de sécurité, tandis que Garcia pousse les intérêts économiques américains. En clair : l’un discute des guerres, l’autre regarde les contrats. Une mécanique « America First », où les minerais critiques, les infrastructures et les opportunités commerciales semblent peser davantage que les grands discours sur la gouvernance.
Pourtant, cette diplomatie à deux têtes affiche déjà ses limites. Les initiatives américaines en RDC, au Soudan, en Égypte ou en Libye n’ont pas encore produit les résultats annoncés. La demande de Washington aux pays africains de quitter la CPI n’a rencontré qu’un faible enthousiasme.
Et pendant que Boulos et Garcia cherchent leurs marques, une trentaine d’ambassades américaines en Afrique restent sans ambassadeur. Voilà une superpuissance qui veut peser davantage avec moins de relais sur le terrain. « America First », peut-être ; organisation first, beaucoup moins.
Syste F./La rédaction






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