Au Sénégal, la transparence patrimoniale vient de trouver une nouvelle vocation : alimenter les joutes politiques. Alors que le président Bassirou Diomaye Faye avait déjà déposé sa déclaration de patrimoine auprès du Conseil constitutionnel en 2024, le sujet revient au premier plan dans un contexte de relations désormais tendues avec Ousmane Sonko.
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Le Parlement, présidé par Sonko, a en effet examiné une proposition visant à modifier l’article 37 de la Constitution sur la déclaration de patrimoine du chef de l’État. L’ancien Premier ministre a lui-même annoncé vouloir effectuer sa déclaration de sortie et a appelé Diomaye Faye à respecter les engagements pris autour de la transparence.
Le plus savoureux dans cette affaire est que la transparence, normalement destinée à éclairer les citoyens, semble désormais servir de projecteur entre deux anciens compagnons de route. Depuis la rupture politique entre les deux hommes, chaque réforme paraît susceptible de devenir un nouveau round.
Le président avait pourtant déjà rendu public son patrimoine, conformément aux dispositions constitutionnelles. Mais voilà que le sujet revient sur scène, avec Sonko dans le rôle du parlementaire vigilant et Diomaye dans celui du président prié de regarder dans le rétroviseur.
Au Sénégal, décidément, même les comptes bancaires peuvent avoir une carrière politique.
Wilfrid K./La rédaction






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