Au Sénégal, une poignée de main peut parfois faire plus de bruit qu’un Conseil des ministres. La rencontre entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur Macky Sall, revenu à Dakar pour solliciter le soutien de l’État à sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, a rapidement enflammé le débat public. Ce qui devait être une audience institutionnelle s’est transformé en véritable feuilleton politique, où chaque sourire est disséqué comme s’il cachait un accord secret.
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Le scénario a pris une nouvelle tournure avec la démission du conseiller spécial Bentaleb Sow. Dans son message de départ, il affirme quitter ses fonctions en raison de son désaccord avec une « nouvelle ligne politique », évoquant notamment la réception de Macky Sall au Palais, une décision qu’il dit ne pas pouvoir cautionner.
Les réseaux sociaux n’ont pas tardé à s’emparer de cette séquence. Entre ceux qui saluent un geste d’apaisement républicain et ceux qui dénoncent un revirement politique, chacun écrit son propre scénario. Au Sénégal, certains ironisent déjà : en politique, les promesses changent parfois plus vite que les costumes, tandis que les photos officielles deviennent les nouveaux champs de bataille.
Une certitude demeure toutefois : cette rencontre dépasse largement le protocole. Elle ravive les fractures d’une transition encore récente et rappelle qu’en politique, une simple accolade peut susciter davantage de remous qu’un long discours. Au Palais, la poignée de main était brève ; les conséquences politiques, elles, pourraient s’installer durablement.
Wilfrid K./La rédaction





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