À Yaoundé, les murs du pouvoir ont parfois une excellente mémoire… et les convocations aussi. L’audition d’Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence, devant le Tribunal criminel spécial (TCS) alimente toutes les conversations dans les cercles politiques. Selon plusieurs médias, les enquêteurs s’intéressent notamment à un dossier lié à la filière aurifère ainsi qu’à une affaire de faux décret présidentiel. À ce stade, aucune décision de justice n’a été rendue et la présomption d’innocence demeure pleinement applicable.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Dans les couloirs feutrés du pouvoir, chacun affine désormais son interprétation. Les uns y voient la démonstration que personne n’est au-dessus des investigations, les autres un épisode supplémentaire d’un feuilleton politico-judiciaire où les rumeurs voyagent souvent plus vite que les conclusions des magistrats.
Une chose est sûre : au Cameroun, les convocations judiciaires ont parfois autant d’écho que les discours officiels. Pendant que les enquêteurs poursuivent leur travail, les analystes politiques multiplient les hypothèses. Reste que, dans une affaire aussi sensible, les faits devront l’emporter sur les commentaires, car seuls les éléments établis par la justice permettront de distinguer le bruit des certitudes.
Wilfrid K./La rédaction






Discussion about this post