Le bras de fer entre les autorités burkinabè et le géant de la télévision payante Canal+ prend une nouvelle dimension. À Ouagadougou, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a infligé une amende de 50 millions de francs CFA, soit environ 76 000 euros, à Canal+ International pour non-respect de ses obligations relatives à la diffusion des chaînes publiques nationales.
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Selon le régulateur, l’opérateur n’aurait pas garanti l’accès libre et continu aux chaînes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) pour l’ensemble de ses abonnés, y compris après l’expiration de leurs abonnements. Une exigence pourtant inscrite dans une convention conclue entre les deux parties afin d’assurer à tous les citoyens un accès permanent à l’information de service public.
À travers cette décision, les autorités burkinabè entendent rappeler que les engagements contractuels des opérateurs audiovisuels ne sauraient être considérés comme de simples formalités. Dans un contexte où l’information publique est perçue comme un enjeu stratégique, cette sanction envoie un signal fort à l’ensemble des acteurs du secteur médiatique.
Le CSC exige désormais une mise en conformité rapide de Canal+, sous peine de mesures plus sévères. Cette affaire illustre la volonté croissante des régulateurs africains de renforcer leur contrôle sur les diffuseurs internationaux et de garantir la protection de l’intérêt général dans l’espace audiovisuel national.
Wilfrid K./La rédaction






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