À Paris, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’abrogation du tristement célèbre « Code noir », ce texte royal qui avait organisé l’esclavage dans les colonies françaises pendant des siècles. Une décision historique… mais aussi vertigineusement tardive. Car pendant que la République multipliait les discours sur les droits humains, ce monument juridique de l’inhumanité dormait encore tranquillement dans les archives officielles, comme un vieux fantôme administratif qu’on préférait éviter de réveiller.
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Le texte n’était plus appliqué depuis longtemps, certes. Mais son maintien symbolique révélait un malaise profond : la France avait aboli l’esclavage sans totalement effacer de ses textes l’architecture légale qui l’avait rendu possible.
À l’occasion des vingt-cinq ans de la loi Taubira, Emmanuel Macron avait soutenu cette suppression devenue difficile à contourner politiquement. Pourtant, dans les anciennes colonies et au sein des diasporas africaines et antillaises, beaucoup observent cette abrogation avec une question lourde : pourquoi faut-il encore attendre des siècles pour retirer officiellement les chaînes des livres de loi ?
Wilfrid K./La rédaction






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