Dans l’affaire Kémi Seba, la justice sud-africaine semble avoir choisi le calendrier comme arme judiciaire. Le délibéré sur la demande de libération sous caution de l’activiste panafricaniste a une nouvelle fois été renvoyé, cette fois au 19 mai. En attendant, l’homme reste détenu à Pretoria pendant que son dossier s’enlise dans une succession de reports devenus presque aussi réguliers que les déclarations politiques autour de son cas.
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Arrêté en Afrique du Sud pour séjour irrégulier présumé et soupçonné d’avoir tenté de quitter clandestinement le territoire, Kémi Seba fait également l’objet de mandats d’arrêt émis par la justice béninoise. Le parquet sud-africain s’oppose fermement à sa remise en liberté et évoque même de graves soupçons liés à des projets d’attaques en Europe, des accusations rejetées par sa défense qui dénonce une mise en scène judiciaire destinée à noircir son image.
Pendant ce temps, ses partisans dénoncent une détention à forte odeur politique. Mais dans les grandes affaires mêlant activisme, diplomatie et sécurité, la vérité finit souvent coincée entre les intérêts des États et les lenteurs des tribunaux.
Wilfrid K./La rédaction






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