Au Niger, la junte militaire poursuit sa guerre contre les voix jugées indésirables. Vendredi, les autorités ont annoncé la suspension immédiate de neuf médias français, parmi lesquels France 24, RFI, TV5 Monde, l’AFP, Jeune Afrique ou encore Mediapart. Officiellement, il s’agit de protéger l’ordre public et la souveraineté nationale. Officieusement, beaucoup y voient surtout une nouvelle étape dans l’étouffement progressif de toute parole indépendante.
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Depuis le coup d’État de 2023, le Niger semble avoir remplacé le pluralisme médiatique par un grand ménage idéologique. Les micros critiques disparaissent un à un pendant que les discours officiels occupent tout l’espace, avec la régularité d’une émission sans contradicteur. À Niamey, la liberté de la presse ressemble désormais à une connexion internet sous surveillance : instable, limitée et constamment menacée.
Les organisations de défense des journalistes dénoncent une dérive autoritaire inquiétante. Mais dans les régimes militaires du Sahel, critiquer le pouvoir devient souvent plus risqué que combattre les groupes armés. Pendant ce temps, les citoyens, eux, continuent d’assister à la réduction progressive des espaces de débat, coincés entre propagande patriotique et silence imposé.






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