On annonçait la fin du mythe, la disparition du mercenariat idéologique à la russe après le crash d’Evgueni Prigojine. Erreur classique. En Afrique, Wagner est peut-être mort, mais son esprit a trouvé un nouveau costume trois-pièces : celui du très discret SVR.
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Selon une enquête internationale fouillée, l’ex-groupe paramilitaire Groupe Wagner a laissé derrière lui un héritage précieux : des réseaux, des réflexes, et une méthode. Moscou, pragmatique, a simplement changé le chef d’orchestre. Fini les baroudeurs tatoués, place aux consultants en communication, aux experts en réseaux sociaux et aux ingénieurs de l’opinion, recyclés sous l’étiquette élégante d’« Africa Politology ».
Le décor reste le même : Mali, Burkina Faso, Niger, Libye… Des pays instables, fatigués des sermons occidentaux et friands de partenaires qui ne posent pas trop de questions. La Russie y vend de la sécurité, du récit souverainiste et un soupçon de désinformation, le tout emballé comme une alternative “anti-impériale”.
La création de l’Alliance des États du Sahel est brandie comme un trophée diplomatique. Sur le terrain, pourtant, l’influence coûte cher et rapporte peu. Beaucoup de symboles, peu d’économies viables. Mais qu’importe : en géopolitique, l’illusion de puissance vaut parfois mieux que les résultats. Et sur ce terrain-là, Moscou continue de jouer avec un certain talent.
Nadine F./La rédaction






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