Au Ghana, le mercredi ne sent plus seulement le milieu de semaine : il respire désormais le coton tissé main. Depuis que le gouvernement a décrété la « Fugu Day », le célèbre batakari du nord du pays s’invite dans les bureaux, les écoles et les selfies. Une décision inspirée par une apparition remarquée et moquée du président John Dramani Mahama en visite officielle. Traité de simple « blouse » sur les réseaux sociaux, le vêtement a finalement pris sa revanche.
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La ministre du Tourisme, Abla Dzifa Gomashie, y voit une vitrine d’identité nationale à projeter fièrement sur la scène internationale. Et les Ghanéens semblent avoir répondu présents : couleurs éclatantes, accessoires assumés, posture royale.
Derrière l’élan patriotique, certains murmurent qu’un décret vestimentaire ne résout ni l’inflation ni le chômage. Mais au moins, le débat est habillé avec élégance. Le fugu, jadis symbole d’autorité traditionnelle, devient étendard hebdomadaire d’unité nationale.
Et si la politique ne tient pas toujours ses promesses, au moins, elle tient désormais par les coutures.
La rédaction







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