Le système de visa Schengen reste un parcours semé d’embûches pour de nombreux ressortissants africains. En 2024, six pays du continent figurent parmi les dix nations au monde affichant les taux de refus les plus élevés. Les Comores atteignent un record avec 61,3 % de refus, suivies de près par la Guinée-Bissau, le Ghana, le Mali, le Soudan et le Sénégal. Une situation préoccupante qui met en lumière les inégalités d’accès à la mobilité internationale.
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Malgré des demandes deux fois moins nombreuses que celles venues d’Asie, les requêtes africaines ont été refusées deux fois plus fréquemment, selon un rapport de Henley & Partners. L’écart moyen de 14 points de pourcentage entre les taux de refus des demandeurs africains et asiatiques témoigne d’un déséquilibre structurel profond.
Parmi les facteurs évoqués figurent la complexité des exigences documentaires, le manque d’accès aux preuves financières reconnues, et une perception accrue du risque migratoire. Le manque de représentations consulaires dans plusieurs pays accentue encore les obstacles, sans compter les coûts non remboursables des demandes rejetées, qui pèsent lourdement sur les finances des familles.
Alors que l’Europe insiste sur la rigueur migratoire, les Africains sont confrontés à une mobilité bridée, souvent vécue comme une forme d’injustice. Face à cette réalité, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à une révision des politiques de visas, afin de garantir une équité d’accès fondée sur des critères objectifs, transparents et respectueux de la dignité des demandeurs.
Wilfrid K./La rédaction







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